800 vestes de cuisiniers étalées les bras en croix

Voici l’étalage impressionnant que l’on a pu voir sur la Grand-Place de Bruxelles ce jeudi 7 mai.

Le geste initié par le groupe Restauration Nouvelle et suivi par une série de restaurateurs de l’ensemble du pays symbolise évidemment la mise à mort de l’Horeca dans ce contexte extrêmement éprouvant de fermeture pour cause de coronavirus.

Cette manifestation symbolique en plein centre touristique de Bruxelles était destinée à marquer les esprits. Opération réussie : la presse s’est aussitôt emparée de l’événement. Mais sera-t-elle suivie des effets escomptés ?

Voilà déjà bientôt deux mois que le secteur est à l’arrêt et que, sauf pour les chefs qui ont pu se reconvertir en traiteur ou dans la livraison à domicile, ou quelques initiatives bienvenues comme horecacomeback.be  ou www.aidonsnosrestaurants.be, les rentrées sont totalement inexistantes tandis que les frais continuent à courir.

Il est évident que les aides urgentes de l’Etat fédéral comme le chômage temporaire ou la prime covid-19 sont à moyen terme largement insuffisantes.

Le 8 juin… si tout va bien

Depuis le début du déconfinement, les industries reprennent le travail, les commerces réouvrent leurs portes … mais les restaurants, hôtels, cafés et salles d’événements restent tristement fermés.

Personne ne veut prendre de risque sanitaire mais bon nombre de restaurants et de terrasses pourraient respecter les mesures d’hygiène et de distanciation sociale recommandées et donc réouvrir en toute sécurité. Quand auront-ils le droit de le faire ?

« Je suis horeca et aimerais le rester »

Le secteur ne sait pas où il va, à la débâcle financière s’ajoute l’incertitude organisationnelle. À ce jour, aucune consigne précise n’a encore été communiquée par le gouvernement en vue d’organiser le déconfinement dans l’Horeca.

Ce que les restaurateurs réclament au minimum :

  • L’application d’une TVA systématique de 6%
  • La déductibilité à 100% des notes TVA
  • L’octroi du chômage économique jusqu’à la fin de l’année
  • Non pas un report mais une exonération des charges sociales jusqu’à la fin de l’année
  • Que l’état de catastrophe naturelle sanitaire soit décrété pour leur secteur

Espérons qu’ils soient entendus….

 

Texte : Pascale Van Weert