Bonne nouvelle pour les consommateurs soucieux de leur budget : depuis le 10 janvier, les boissons à base d’avoine et d’amandes coûteront jusqu’à 7 centimes de moins. Cette baisse de prix résulte de la suppression de certaines taxes sur ces boissons. Les aliments sains et durables deviennent ainsi plus abordables.
« C’est clairement une victoire pour les consommateurs », déclare Next Food Chain, le réseau d’entreprises du secteur végétal (une collaboration entre les asbl Flamandes ProVeg et Bond Beter Leefmilieu). « Les boissons végétales sont souvent taxées inutilement, alors qu’elles peuvent constituer un moyen simple de passer à une alimentation plus durable et plus saine. La suppression d’une partie de cette inégalité fiscale est une avancée positive. »
Pas encore de règles du jeu équitables
Il reste néanmoins du pain sur la planche. Les boissons végétales restent confrontées à des obstacles dont les produits laitiers d’origine animale ne doivent pas tenir compte.
Ainsi, la taxe sur les emballages reste en vigueur pour la plupart des boissons végétales, alors que le lait de vache, les boissons à base de soja et les boissons à base de riz en sont exemptées. Il en résulte une inégalité fiscale qui rend le choix d’alternatives durables moins évident pour les consommateurs.
Certaines catégories de produits, comme le lait de pois, produit en Flandre par la start-up innovante Tiptoh, ne bénéficient pas encore de cette réduction fiscale. En effet, ils contiennent quelques grammes de sucres ajoutés. « La boisson à base d’avoine et le lait de vache contiennent plus de sucre que le lait de pois, mais ce sucre étant naturellement présent dans les produits, ils sont exemptés de taxes. D’autres mesures sont nécessaires pour donner une chance équitable à toutes les options végétales », déclare Next Food Chain.
Next Food Chain continue de faire pression
Next Food Chain s’engage en faveur d’un marché équitable pour l’alimentation durable. « Il est indispensable de créer des conditions de concurrence équitables. Les consommateurs doivent pouvoir choisir librement des alternatives durables, sans barrières inutiles. Nous poursuivons les discussions avec les responsables politiques. »