De gauche à droite : Daphne van den Hoven (Guilde des Sommeliers Pays-Bas), Ruben Struyve (membre de la Guilde des sommeliers de Belgique et sommelier à La Table de Maxime) et la lauréate Elise De Waele, membre de l’Association des Sommeliers Flamands et gérante de la Brasserie Ruislé à Ruiselede.

Elise De Waele, membre de la Vereniging van Vlaamse Sommeliers et exploitante de la Brasserie Ruislé à Ruiselede, a remporté la compétition Master of Port Benelux, organisée par le Port & Douro Wine Institute, qui s’est tenue au Pestana Amsterdam Riverside Hotel. Daphne van den Hoven (Gilde van Sommeliers Nederland) et Ruben Struyve (membre de la Guilde des Sommeliers de Belgique et travaillant à La Table de Maxime) ont décroché respectivement les deuxième et troisième places.

Pendant la finale de deux jours, cinq sommeliers ont concouru pour le titre de Master of Port Benelux. En plus des trois participants déjà mentionnés, Yoerik Depraetere de la Vereniging van Vlaamse Sommeliers et Dennis Van Veen de la Gilde van Sommeliers Nederland étaient également de la partie. Tous ont dû passer une série d’épreuves théoriques et pratiques.

« Personnellement, je trouvais que mes deux premières épreuves ne s’étaient pas très bien passées, donc je n’étais pas très optimiste quant au résultat… mais heureusement, le jury en a décidé autrement », confie une Elise De Waele heureuse, qui a déjà remporté quelques autres concours par le passé.

« Après l’école hôtelière Ter Groene Poorte à Bruges, j’ai également suivi une formation de bachelier en gestion hôtelière à Bruxelles et j’ai pu effectuer des stages en tant que sommelière aux The Ritz London et The Savoy à Londres, ainsi qu’à l’Hôtel & Spa Royal Champagne à Champillon, d’où vous avez une vue splendide sur la région champenoise. »

Quelle est votre vision du porto dans l’Horeca ?

« Le porto avait, et a encore, une image assez ringarde, mais les master classes organisées ont déjà beaucoup contribué à changer cela. En été, j’utilise souvent le porto dans mes cocktails, et je pense même y consacrer une master class dans mon établissement. Du reste, mes clients aiment pouvoir découvrir des nouveautés. Il faut innover, car les clients sont devenus plus exigeants, surtout depuis le Covid. »

Les membres du jury comptaient notamment Pieter Verheyde de la Guilde des Sommeliers de Belgique.

« Le marché belge est un mélange de portos haut-de-gamme et standard », explique-t-il. « Cela nous positionne entre la France, où les portos bon marché dominent, et les pays anglo-saxons (Grande-Bretagne, États-Unis et Canada), qui ont davantage une tradition de portos haut de gamme. Cela tient certes au pouvoir d’achat mais surtout à la culture. »

« Dans notre pays, nous devrions en tout cas viser davantage les portos haut de gamme. Le porto reste en effet un marché intéressant pour les sommeliers ayant un peu de ‘bagage’ — il faut une certaine maturité pour le proposer. Ce n’est pas évident de positionner le porto dans une carte des vins, mais la qualité est indéniable. Une bonne connaissance de base du porto est et reste indispensable dans chaque restaurant de standing. »

Le concours Master of Port est organisé par l’Instituto dos Vinhos do Douro e do Porto, I.P. (IVDP) et a pour objectif de mettre en valeur l’excellence du porto et de renforcer sa présence auprès des professionnels et leaders d’opinion dans le Benelux. 269 ans après la création de la plus ancienne appellation d’origine contrôlée au monde, la première édition du Master of Port Benelux a vu le jour en 2025, en collaboration et avec le soutien de la Guilde des Sommeliers de Belgique, de la Vlaamse Sommeliersvereniging et de la Gilde van de Sommeliers Nederland ».

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site www.ivdp.pt

(dv)