15 ans de recherches indépendantes démontrent que les sèche-mains électriques dispersent les microbes, tandis que les essuie-mains en papier les retiennent.
Une nouvelle étude confirme en effet que les sèche-mains électriques propagent beaucoup plus de microbes que les essuie-mains en papier et que les risques de contamination est réel. Les microbes peuvent rester dans l’air jusqu’à 30 minutes après l’utilisation de sèche-mains électriques même ‘récents’ ou ‘repensés’, et le risque de propagation de virus par les gouttelettes et les aérosols présents sur les surfaces et dans l’air est considérablement plus élevé que lorsque l’on se sèche les mains avec des essuie-mains en papier.
Cette dernière étude (menée par la Leeds Institute of Medical Research, Faculty of Medicine and Health, University of Leeds, UK, and Department of Microbiology, Leeds Teaching Hospitals NHS Trust, Leeds, UK) souligne à quel point le choix de la méthode de séchage des mains dans les toilettes publiques peut faire la différence entre réduire la propagation des microbes ou l’augmenter.
3 méthodes de séchage des mains, à savoir les essuie-mains en papier et deux modèles de sèche-mains à jet d’air, ont été testées afin d’observer l’impact sur la formation de gouttelettes et d’aérosols contenant des virus, la contamination des surfaces et l’exposition interpersonnelle et la contamination des masques faciaux des autres personnes partageant le même espace, reproduisant ainsi le risque d’inhalation de virus jusqu’à 30 minutes après le séchage des mains.
Les essuie-mains en papier se sont avérés plus hygiéniques.
En effet, les sèche-mains électriques :
- propagent davantage les microbes que les essuie-mains en papier.
- le niveau le plus élevé de gouttelettes contaminées par des microbes sur le sol et les murs a été observé avec la méthode du sèche-mains électrique.
- les microbes peuvent rester en suspension dans l’air jusqu’à 30 minutes après l’utilisation du sèche-mains électrique, avec des niveaux de contamination des murs jusqu’à 78 fois plus élevés que ceux observés avec les serviettes en papier.
La contamination de surface était également nettement moins importante avec les essuie-mains en papier, ce qui réduit le risque de transfert par contact sur des objets tels que les poignées de porte.
L’étude conclut que dans des conditions réelles, les essuie-mains en papier constituent l’option de séchage la plus hygiénique (par rapport aux sèche-mains électriques) pour minimiser la propagation des virus et des bactéries à l’intérieur.